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De stagiaire à avocate : la transition racontée par Me Rosalie Richard-Roy

Non classifié(e) – publiée le 11 janvier 2022

Assermentée depuis le mois d’août 2020, Me Rosalie Richard-Roy nous raconte comment s’est déroulé son passage de stagiaire à avocate.

Quel est ton parcours professionnel?

J’ai étudié à l’Université de Sherbrooke en Droit-MBA. Dans le cadre de mon programme, j’ai effectué trois stages coopératifs, dont deux chez Cain Lamarre. Mon premier stage a eu lieu à la place d’affaires de Val-d’Or, ma ville natale, et mon deuxième à Montréal. J’ai fait mon troisième stage en communication chez SYRUS Réputation.

À la suite de la Course aux stages, la place d’affaires de Montréal m’a offert un stage Barreau. J’avais déjà, à ce moment, une offre de la place d’affaires de Val-d’Or, cette dernière n’étant pas soumise aux règles de l’entente. Vu mon intérêt pour les deux, Cain Lamarre m’a alors donné l’opportunité de séparer mon stage, soit de compléter trois mois en droit des affaires au bureau de Val-d’Or et trois mois en droit du travail et de l’emploi au bureau de Montréal. J’ai accepté! Malheureusement, la pandémie a fait en sorte que je n’ai pas pu faire cette rotation. J’ai donc effectué la totalité de mon stage au bureau de Val-d’Or, où j’ai ensuite été engagée à titre d’avocate. Aujourd’hui, je suis bien heureuse de pratiquer dans ma région tout en étant connectée à une équipe d’envergure partout au Québec.

Quels ont été tes mandats en tant que stagiaire?

J’ai fait beaucoup de mandats de recherche, de rédaction et de préparation de dossiers. Vers la fin de mon stage, j’ai eu l’opportunité d’avoir mes propres dossiers et d’en effectuer la gestion.

Vous comprendrez qu’un stage en pleine pandémie, surtout au début 2020, a restreint mes possibilités en termes de représentations devant les tribunaux. Honnêtement, je n’ai pas insisté pour plaider non plus, n’ayant pas d’intérêt marqué pour le litige. En revanche, je remarque que mes collègues stagiaires ayant un intérêt pour le faire ont eu la chance de plaider tôt dans leur stage. Cain Lamarre s’ajuste, le plus possible, à nos intérêts et types de personnalité.

As-tu eu la chance de faire une rotation de domaine de pratique?

Lorsque j’étais étudiante aux bureaux de Montréal et Val-d’Or, j’ai touché à plusieurs domaines de pratique. Il n’y avait pas de rotation imposée, c’était plutôt selon les besoins du bureau et tes affinités en tant qu’apprenante.

Après ces expériences, j’ai pu spécifier dès le début de mon stage mes champs d’intérêts : le droit du travail et de l’emploi et le droit des affaires. Bien que la plupart de mes mandats étaient dans ces domaines, j’ai tout de même touché à d’autres secteurs de pratique lors de mon stage. Par exemple, j’ai fait du droit autochtone, du droit minier et du litige. En tant que stagiaire, ces expériences se sont avérées très pertinentes puisque j’ai pu développer des réflexes de base me permettant aujourd’hui de mieux servir notre clientèle.

Quelle est la principale différence entre ton expérience de stagiaire et d’avocate?

Le titre! Sans blagues, certaines personnes pourraient croire que l’acquisition du titre de Maître équivaut à un « statut » différent au sein de l’entreprise. Selon mon expérience, c’est faux. La chose qui m’a attirée chez Cain Lamarre, dès ma deuxième année d’étude, est la collégialité. Cela s’est reflété dans ma transition : la relation avec mes collègues n’a pas été bien différente entre mon premier jour en tant que stagiaire et le premier jour suivant mon assermentation.

Je pense que l’évolution de la carrière de juriste débute dès le premier jour où tu mets le pied au cabinet, et ce, même à titre d’étudiant. Les responsabilités viennent selon ta propre capacité à prendre en charge des mandats, et à les gérer, et non en fonction de ton statut. Le directeur des bureaux de l’Abitibi-Témiscamingue s’amuse d’ailleurs à dire que « l’expérience ça ne se compte pas en années de Barreau ». Bien qu’il y ait une corrélation assurée, je pense que cela reflète bien pourquoi je réfère au titre de Maître comme étant la principale différence.

Qu’est-ce qui t’a marqué le plus de la transition entre stagiaire et avocate?

Ce qui m’a plus le plus marquée, c’est toute la gestion administrative que l’on voit moins en tant que stagiaire. Pendant notre stage, nous supervisons moins d’ouverture et de fermeture de dossiers, de recherches de conflits d’intérêts ou encore de facturation. En tant qu’avocate, il s’agit de tâches hebdomadaires, ou presque!

En tant qu’avocats, nous sommes de petits entrepreneurs qui doivent, chaque jour, faire un travail administratif non-négligeable! La gestion de clientèle et l’atteinte d’objectifs d’heures prennent également plus d’ampleur dans notre quotidien.

Je ne suis toutefois pas laissée à moi-même dans cette transition. J’aime comparer mon équipe à une petite famille. Les collègues sont toujours prêts à aider et à faire bénéficier les plus jeunes de leur expérience. J’ai réellement eu un coup de cœur pour les membres de l’équipe de Cain Lamarre. Nous avons la force d’un grand cabinet, mais l’esprit d’équipe de cabinets de région, ce qui me plaît énormément!